Le Noeud Coriolis

La structure inter-organisme Coriolis, reposant sur trois conventions gérant les composantes ‘moyens à la mer’, ‘centre de données’ et ‘Recherche et développement’ participe au SOERE-CTDO2. Elle joue un rôle particulièrement important pour la centralisation et la distribution des données.

Coriolis regroupe l’ensemble des organismes français impliqués en océanographie (CNES, CNRS, Ifremer, INSU, IPEV, IRD, Météo France, SHOM). L’objectif premier de Coriolis est de consolider et opérer au sein de la collaboration les moyens d'acquisition, de collecte, de validation et de distribution en temps réel de données issues de mesures in situ faites dans l'océan mondial et adaptées aux besoins des systèmes d'analyse et de prévision de l'océan et de fournir ainsi un service à la communauté opérationnelle française, Européenne (GMES) et internationale. Cet objectif a été récemment étendu aux données temps différé afin de couvrir également les attentes de la communauté recherche mais une consolidation de cette activité au sein de Coriolis est nécessaire pour la rendre pleinement opérationnelle. C’est précisément le rôle du SOERE CTDO2.

Coriolis permet ainsi à la France de répondre aux recommandations de la commission technique mixte OMM (organisation météorologique mondiale) et COI (commission océanographique intergouvernementale) d’océanographie et de météorologie maritime (JCOMM) quant à la mise en place d’un réseau global d’observation des océans. Coriolis est centre de données global pour les projets internationaux Argo, GOSUD et OceanSITES. Coriolis s’inscrit dans un contexte fortement européen, car il intègre une mission européenne dans le cadre du GMES Marine Core Service et son premier projet MyOcean et sa continuation Myocean2. Coriolis assure la gouvernance européenne de l’infrastructure Euro-Argo.

Depuis 1999, Coriolis a démontré sa capacité à être un portail « in situ » indispensable, tant pour l’océanographie opérationnelle que pour les équipes de recherche. La structure opérationnelle mise en place dans le cadre de Coriolis apporte aussi un fort soutien au déploiement et à la maintenance de la contribution française au réseau global d’observation des océans, tel qu’il a été décliné lors de la dernière conférence OceanObs09 en 2009 (en particulier pour les profileurs Argo, les mesures de surface sur navires d’opportunité ou de recherche, les flotteurs de surface ou les mouillages de surface).

Une nouvelle convention cadre inter-organismes a été signée en Janvier 2009. La convention cadre précise l’organisation, le rôle du Comité Exécutif Coriolis et du CDO (Comité des Directeurs d’Organismes français pour les programmes océanographiques liés aux changements climatiques globaux), du projet et du Conseil Scientifique. Trois conventions particulières décrivent les activités des composantes suivantes : centre de données, moyens à la mer et R&D d’accompagnement. Les conventions particulières indiquent les engagements de base des organismes (personnels et financiers) avec un processus de mise à jour annuelle (via le Comité Exécutif). Une des tâches spécifiées dans les conventions est d’assurer un lien avec les différents Services d’observations labellisés (à la date de la convention, cela concernait PIRATA et SSS) et d’assurer l’archivage et la diffusion des données ‘temps différé’ produites par ces services, ce qui à ce jour n’a pu être que partiellement réalisé (pour ARGO). Par ailleurs, une cellule ‘R&D’ a été mise en place au sein de Coriolis, dont les tâches couvrent en partie les tâches ‘temps différé’ spécifiées dans la convention, mais sont plutôt orientées à un niveau de qualification des données tant temps réel que temps différé, de productions d’indicateurs et de synthèses d’observations. Les actions ne couvrent pas tout le champ de données océanographiques et la production de ces données qualifiées et validées à des fins de recherche sur le rôle de l’océan sur le climat.